Aujourd'hui, il faut être agile...oui, mais encore ?

Vous avez sans doute entendu parler de "méthodes agiles". Aujourd'hui l'agilité est un terme à la mode, qui évoque l'informatique, les start ups et l'univers numérique...
Si l'on étudie à la fois la presse économique et la littérature académique, on s'aperçoit que l'agilité est présentée comme une solution pour les entreprises, face aux environnements complexes et incertains dans lesquels elles doivent évoluer...Mais cette injonction faite aux entreprises et aux individus dits à "haut potentiel" laisse perplexe : 
Qu'est ce qu'être agile ??












Marre d'avoir le cafard ? Découvrez à quoi ces sales bêtes peuvent servir !!!


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La peur de l'échec...suite !



Vous noterez les pitch de ces deux publicités : 
dans l'une on remercie les mamans pour nous avoir appris 
que les chutes rendent plus fort, 
dans l'autre pour avoir vu le potentiel des futurs athlètes...

Sinon ces publicités sont également fort parlantes concernant
 la vision du rôle des femmes dans le sport
partagée des deux côtés de l'Atlantique...
(faire le taxi, poireauter pendant les entraînements,
 laver les vêtements sales, amener le casse-croûte, 
manier le rouge qui pique pas...)

La peur de l'échec...un mal français ou pas ?

L'entrepreneuriat est influencé par la culture d'un pays, selon qu'elle lui est plus ou moins favorable : Comment considère t-on socialement le fait de choisir une carrière entrepreneuriale plutôt que salariale ? Comment perçoit-on son environnement économique ou juridique (favorable ou défavorable) ? Que pensons- nous des entrepreneurs qui réussissent ? Du fait de gagner de l'argent ?

Les recherches menées sur les entrepreneurs dits experts (ceux qui ont réussi à monter de grosses entreprises, ou à en créer plusieurs) ont montré qu'ils apprennent de façon préférentielle à partir des expériences qu'ils vivent, ainsi qu'en observant les autres (en anglais "vicarious learning", ce qui ne veut pas dire apprentissage du vice...). On peut donc en déduire que les échecs sont favorables à l'apprentissage de l'entrepreneur et le font progresser sur la voie de l'expertise.

Reste à vérifier comment est vécu socialement l'échec en France...  


Faut il brûler son Business Plan ?

Le Business Plan, en France et dans beaucoup de pays, est présenté comme un outil indispensable de l'entrepreneur. De son point de vue, rédiger un plan d'affaires permet de s'assurer que l'on a traité toutes les questions importantes et de faire la preuve de ses capacités professionnelles auprès de ses futurs partenaires. Les banquiers, les comités de sélection de la plupart des incubateurs, les futurs associés, les financeurs publics apprécient ce document normé : les informations sont classées selon un plan identique, il est  possible d'aller creuser rapidement là où ça fait mal (le marché, la rentabilité) et de vérifier les capacités d'analyse et de synthèse de son interlocuteur.

Cependant de nombreux créateurs se plaignent du temps qu'ils consacrent à un document qui sert peu et qui comprend des prévisions difficiles à établir. Beaucoup d'entre eux considèrent que c'est un pensum ou avouent qu'ils ont inventé la plupart des chiffres et qu'une fois l'entreprise créée le document a rejoint la cave...

Les chercheurs en entrepreneuriat se sont penchés sur ce document,
dont l'enseignement est pourtant très répandu,
avec une approche parfois sévère. 
Certains comme David E. Gumpert* en 2002
 se posent même la question de le brûler !